La mémorisation pour les nuls

À propos de cette page: Voici la majorité de ce que vous avez besoin de savoir pour pouvoir mémoriser et emmagasiner des connaissances à court, moyen ou long terme. Si vos objectifs ne sont pas ultra ambitieux, vous n’avez pas nécessairement besoin de lire ou de comprendre quoi que ce soit d’autre. Pas obligatoire non plus d’apprendre à construire ces bien étranges “palais de mémoire”. Je pense que si vous ne lisez qu’un seul article sur ce site, cela devrait probablement être celui-ci. Et si vous souhaitez aider quelqu’un d’autre à faire un meilleur usage de sa mémoire, c’est d’abord cet article que vous devriez lui envoyer.

Les “petites parenthèses” au début ainsi que la plupart des hyperliens sont optionnelles. Si vous êtes pressé, vous pouvez choisir de passer directement à la “Section incontournable” de cette page. Et si vous avez déjà lu plusieurs autres sections de ce site, vous pouvez vous permettre d’ignorer les parties de l’article où je me répète et où vous n’apprenez rien de nouveau.

Pour tout le reste, cela vaut la peine que vous vous éloignez un moment de toutes les autres distractions et que vous écoutiez mes sages paroles.

C’est pour votre bien que je fais ça!

 

Une bonne et une mauvaise nouvelles concernant votre soi-disant “mauvaise mémoire”

Vous pensez avoir une “mauvaise mémoire”? Oui je sais, la plupart des gens disent la même chose. Et la plupart des gens ont tort. Si vous faites l’effort d’apprendre à utiliser votre mémoire plus intelligemment, vous aller réaliser que son potentiel est extraordinairement plus vaste que vous ne l’imaginez. Vous connaissez déjà au moins 20,000 mots dans votre langue maternelle. Votre mémoire à long terme contient déjà d’innombrables souvenirs et éléments d’information. Avec un peu de volonté et de meilleures stratégies, rien ne vous empêche de continuer d’apprendre encore bien d’avantage.

La mauvaise nouvelle, c’est que ça va vous demander quelques efforts. Vous allez devoir commencer par lire cet article et tenter de mettre en pratique au moins une partie de ce qui y est présenté.

Ouf… ça n’a pas l’air facile tout cela.

Ça fait beaucoup de mots à lire…

Mais vous allez survivre! Probablement.


(Petite parenthèse optionnelle à propos du monde merveilleux de l’art de la mémoire)

Avant que je puisse m’attaquer aux conseils pratiques, il y a un démon à l’intérieur de moi qui me force à partager au moins quelques mots sur l’incroyable histoire des techniques de mémorisation. Vous pouvez choisir d’ignorer cette “petite parenthèse optionnelle” et les deux autres, mais seulement si vous êtes particulièrement pressé et peu curieux.

On oublie trop souvent comment notre dépendance envers l’écriture et la technologie est une nouveauté récente dans l’histoire de l’humanité. Nos ancêtres ont vécu durant quelques centaines de milliers d’années sans avoir la possibilité de mettre par écrit tout ce qu’ils souhaitaient retenir. Ça ne les a pourtant pas empêchés d’accumuler des connaissances et de les transmettre d’une génération à l’autre. Avant que l’écriture et les téléphones portables ne deviennent omniprésents, toutes sortes de méthodes créatives étaient utilisées pour se souvenir d’un vaste répertoire d’informations jugées utiles ou intéressantes. En différents lieux et en différentes époques, les techniques de mémorisation ont permis toutes sortes d’exploits pouvant aujourd’hui sembler impossibles à la grande majorité des gens.

  • Saviez-vous que dans les sociétés de chasseurs-cueilleurs, certains individus prenaient soin de mémoriser les noms et caractéristiques de centaines de plantes, de mammifères, d’oiseaux, d’insectes et de poissons? Même chose pour toutes les connaissances liées à l’astronomie, à la navigation, à la météo, à la généalogie, à la mythologie, à l’histoire et ainsi de suite.
  • Saviez-vous que les orateurs de l’Antiquité utilisaient des “palais de mémoire” pour retenir les principaux points de leurs arguments et de leurs interminables discours?
  • Saviez-vous que des techniques de mémorisations basées sur les images et les histoires ont jadis été enseignées à la plupart des étudiants de l’Europe de la Renaissance?
  • Saviez-vous que l’écriture a longtemps été perçue comme un complément à la mémorisation, pas comme un substitut?
  • Saviez-vous que pour une personne motivée qui sait comment s’y prendre, il n’est pas si difficile d’apprendre à mémoriser une centaine de chiffres ou l’ordre d’un jeu de cartes mélangées en seulement quelques minutes? Avec plus de persévérance, plusieurs parviennent à faire la même chose en à peine quelques secondes.
  • Saviez-vous qu’à peu près n’importe qui peut apprendre à utiliser des méthodes similaires pour réaliser toute sorte de prouesses de mémorisation auparavant impensables? Je ne parle pas seulement de jeu de cartes. Je parle de développer les compétences nécessaires pour pouvoir mémoriser plus ou moins n’importe quoi, dans plus ou moins n’importe quel domaine.

Article complémentaire optionnel : Qu’est-ce que l’art de la mémoire

De mon point de vue, tout ce qui concerne l’art de la mémoire et ses applications est extrêmement intéressant et vaut la peine d’être exploré. C’est l’objectif d’une bonne partie du reste de ce site. Cependant, je suis conscient que pour la plupart des gens, ce n’est pas nécessairement une priorité que d’apprendre et de pratiquer des techniques qui peuvent sembler compliquées et étranges. C’est pourquoi dans l’essentiel du reste de cet article, je vais tenter de me limiter à un plus petit nombre de conseils pratiques que tout le monde peut commencer à mettre en pratique dès maintenant. Je ne peux pas vous promettre que je vais réussir à me taire complètement sur toutes mes histoires de palais de mémoire, mais je vais faire de mon mieux!


(Deuxième petite parenthèse optionnelle à propos de l’étrange auteur de cet article)

Devriez-vous prendre mes propos au sérieux? Voilà une question bien légitime à laquelle – histoire de me donner un minimum de crédibilité – je vais tenter de répondre aussi honnêtement que possible. Je m’appelle Francis Blondin et je vis à Montréal. J’ai des intérêts quelque peu hors normes et j‘ai développé plusieurs habiletés qui peuvent sembler impressionnantes. Cependant, je vous assure que je ne suis pas né avec des aptitudes particulières pour la mémorisation ou pour quoi que ce soit d’autre. Les résultats que l’on peut voir dans mes anciens bulletins d’étudiant sont bien souvent embarrassants. Mon QI n’est pas particulièrement hors du commun. Je suis fréquemment inefficace, désorganisé facilement distrait et prompt à la procrastination. Encore aujourd’hui, si je ne fais pas attention, je vais oublier ce que j’ai appris la veille aussi rapidement que n’importe qui d’autre.

Ce n’est qu’à partir de 2015 que j’ai commencé à développer un intérêt pour le monde merveilleux des techniques de mémorisation. J’ai eu la chance de tomber sur Moonwalking with Einstein, un fascinant ouvrage sur le sujet. J’ai commencé à m’entrainer de temps en temps, sans savoir où cela allait bientôt me mener. Les deux années suivantes, en 2016 et en 2017, je suis parvenu à remporter une compétition et à devenir le soi-disant “champion canadien de la mémoire”. Je me suis retrouvé avec un niveau de notoriété qui – même s’il reste bien limité – m’a tout de même complètement pris par surprise. J’ai été invité pour des entrevues et des démonstrations dans les médias à plus d’une vingtaine de reprises. Ci-dessous, me voici soit en train de démontrer ce que je sais faire à la télévision, soit en train de partager mes connaissances lors d’une conférence. Je me sens un peu ridicule de me vanter de cette façon et d’ajouter ces photos inutiles ici, mais je le fais quand même au cas où cela pourrait amener quelques lecteurs à prendre ce que je dis un peu plus au sérieux.

J’ai continué sporadiquement par la suite de développer mes compétences et d’approfondir mes connaissances. J‘ai lu des tonnes de livres et d’articles sur les techniques de mémorisation, sur l’apprentissage et sur le cerveau humain. Je peux passer des heures à réciter sans me tromper toutes les longues listes d’informations amusantes et utiles que j’ai réussi à mémoriser. Je peux faire de la suppléance, me présenter dans une classe pour la première fois, apprendre les noms et prénoms de tous les élèves quelques minutes avant le début de la période et tous les réciter sans erreur immédiatement après avoir commencé. Une bonne journée, je peux parvenir à mémoriser une série de plus de 300 chiffres en une dizaine de minutes.

Loin de moi l’idée de vouloir exagérer l’étendue de mes compétences, même si ce serait dans mon intérêt. Je n’ai pas un diplôme de neurosciencifique ou “d’expert en mémorisation” que je peux afficher sur mon mur. Je suis bien fier de mes quelques réussites, mais sachez que mon titre de soi-disant “champion de la mémoire” ne signifie pas que ce que l’on pourrait croire. Cela dit, j’ai bel et bien développé de solides compétences dans une variété de domaines. Je sais de quoi je parle quand vient le temps d’aider les gens à apprendre et à mémoriser plus efficacement. J’ai enseigné ce que j’ai appris à je ne sais combien d’individus. Jusqu’à présent, je n’ai encore jamais rencontré une personne qui semblait être une cause perdue. Je pense que vous êtes entre bonnes mains ( :


(Dernière petite parenthèse optionnelle : quelques petits conseils ennuyeux pour ceux et celles qui préfèrent éviter d’avoir à retenir quoi que ce soit)

Il existe toutes sortes de méthodes qu’on peut utiliser pour mémoriser bien des choses. Mais je vais être honnête: dans le monde d’aujourd’hui, c’est très souvent possible de s’en sortir avec peu ou pas d’efforts de mémorisation. Du moins, ça l’est pour bien des gens, notamment ceux et celles qui ne sont pas aux études et qui ne ressentent pas le besoin ou le désir d’accumuler des connaissances.

Je pense que cette situation est à la fois une bonne et une mauvaise chose, mais ça c’est une discussion pour un autre jour. Dans tous les cas, il n’y a rien de mal à vouloir se libérer l’esprit en utilisant des carnets de notes et d’autres outils pratiques. Même les soi-disant “champions de mémorisation” ne souhaitent pas avoir à constamment tout mémoriser.

Si vous souhaitez généralement éviter d’avoir à retenir quoi que ce soit. Ou si vous souhaitez entendre quelques conseils simples pour ne pas perdre vos clés, pour ne pas manquer votre rendez-vous chez le dentiste et pour mieux vous retrouver au milieu de toutes vos notes, je vous présente quelques bien ennuyeuses mais parfois bien utiles petites suggestions dans ce court article.

 


 Section incontournable

Les 7 clés de la mémorisation à long terme

Voici les principales “clés” qui sont à votre disposition pour retenir à long terme ce que vous souhaitez retenir: 1- le sommeil, 2- la concentration, 3- la sélection et la gestion de l’information, 4- la mise à l’épreuve, 5- la répétition espacée, 6- Les liens logiques et la compréhension et 7- les mnémoniques. Elles sont toutes pertinentes, certaines sont indispensables. Avec de la patience et des efforts, on peut accomplir bien des miracles et retenir des milliers d’éléments d’information avec se concentrant presque uniquement sur la mise à l’épreuve et la répétition espacée, les 4e et 5e clés. Cependant, je pense que toutes les clés sont particulièrement importantes et utiles. En négliger plusieurs, c’est se compliquer inutilement la vie.

* La grande majorité des hyperliens sont optionnels. Explorez-les si vous êtes curieux. Ignorez-les sinon. Si vous souhaitez convertir une vidéo en format mp3 et l’écouter en prenant une marche, certains des outils qui se trouvent sur cette page risquent fort de vous être utiles.

** Je peux imaginer certains et certaines se sentir découragés par le fait que les deux premières “clés” sont le sommeil et la concentration. Est-ce que vos problèmes d’insomnie et vos troubles d’attention font de vous un cas désespéré? Certainement pas! Même si ce sont là d’importants désavantages. Que ce soit pour les problèmes de sommeil et d’attention, il y a différentes mesures que vous pouvez implémenter pour remédier ou atténuer la situation. Mais même en supposant que vous seriez condamné à souffrir à jamais de ces conditions, ça ne signifie pas que vous ne pouvez pas aller de l’avant. Pouvez-vous rester vaguement concentré pendant 20 minutes? 10 minutes? 5 minutes? 1 minute seulement? Faites ce que vous pouvez pour le moment, puis tentez de faire un peu mieux la fois suivante. À long terme, on peut se rendre bien loin même en avançant très lentement. Si vous êtes capable de lire et de comprendre cet article, vous avez déjà un bon bout de chemin de fait. 

 

1ère clé : le sommeil

Faites du sommeil une priorité! Dormez aussi longtemps que votre corps le réclâme. Tous les jours ou presque. En suivant un horaire régulier.

J’aurais pu choisir d’ignorer ce sujet ici. Après tout, c’est possible pour certains individus de peu dormir régulièrement et de tout de même parvenir à bien travailler ou à réussir leurs examens. C’est juste un énorme handicap, et pas seulement pour l’apprentissage et la productivité.

L’idée que “le sommeil est important” n’est pas nouvelle pour moi, mais je ne réalisais pas à quel point avant de découvrir l’ouvrage d’un professeur de neuroscience du nom de Matthew Walker. Prendre soin de votre sommeil, c’est une façon directe d’améliorer pratiquement tous les aspects de votre vie, y compris votre santé physique et mentale, votre humeur, votre niveau d’énergie et votre capacité à vous concentrer et à mémoriser. Ce n’est pas pour rien si j’ai placé le sommeil en haut de ma liste de “clés”.

Il y a bien des conseils qui sont mentionnés sur ce site qui me semblent être particulièrement importants. Mais si j’étais forcé de n’en choisir qu’un seul, je me sentirais moralement obligé de dire “Faites du sommeil une priorité!”

L’objectif n’est pas de passer un maximum de temps au lit, mais simplement de vous assurer que votre cerveau et votre corps puissent fonctionner de façon optimale. Oui il faut y mettre du temps et prendre l’habitude de fermer les écrans un peu plus tôt, mais le “sacrifice” est bien léger comparé aux multiples avantages. Peut-être que vous pouvez parvenir à rester productif avec peu de sommeil, mais c’est un peu comme tenter de courir un marathon en trainant deux ou trois énormes valises remplies de grosses pierres. Couper sur le sommeil pour pouvoir travailler davantage ou pour mieux se préparer à son examen, c’est une stratégie qui ne fonctionne qu’à très, très court terme. Ça reste vrai même si vous ne vous souciez pas de votre santé et que vous êtes prêt à boire des tonneaux remplis de café et de boissons énergétiques. Le temps que vous penser “gagner” en dormant moins, vous le perdez plus tard en inefficacité. 

Pour les étudiants, oui il est possible de se “bourrer le crâne” toute la nuit pour un examen et d’obtenir de bons résultats, mais ne confondez pas cela avec un véritable apprentissage. Le véritable apprentissage nécessite de dormir avant (pour la concentration) et après (pour la consolidation). Sans cela, à long terme, vous ne retiendrez presque rien.

Il faut se soucier non seulement du nombre d’heures de sommeil, mais aussi de la qualité et de la régularité. J’explique les principaux points à prendre en compte dans cet article. Les chances sont qu’au moins quelques-uns de ces points seront nouveaux pour vous.

* Petite précision: J’ai choisi de parler du sommeil en priorité à cause de son importance démesurée, mais j‘aurais aussi pu parler de santé physique et mentale de façon plus générale. Bouger. Éviter d’abuser du sucre et de la nourriture industrielle. Aller dehors. Socialiser et relaxer de temps en temps. Tout cela peut avoir toutes sortes d’impacts directs et indirects sur votre capacité à vous concentrer, à apprendre et à mémoriser. Ça aide si la plupart de ces éléments sont de votre côté. Sinon, vous n’êtes pas condamné à l’impuissance non plus. À vous de voir ce que vous souhaitez prioriser ou non. Votre mode de vie n’a certainement pas besoin d’être optimisé en tout point. 

2e clé : la concentration

Apprenez à vous concentrer sur une seule chose à la fois. Au moins pour quelques moments.

Lorsque vous souhaitez apprendre quelque chose de nouveau, la toute première étape est de, au moins brièvement, vous concentrer sur ce que vous souhaitez retenir. Ce que je viens d’écrire semble peut-être “évident”, mais c’est bien plus rarement mis en pratique qu’on pourrait le croire.

Être assis en classe, regarder des mots sur une page, entendre quelqu’un nous expliquer quelque chose ; en soit, aucune de ces “activités” ne vont vous permettre de retenir quoi que ce soit. La mémorisation ne se fait pas par magie, il faut porter attention! C’est quelque chose qui demande presque toujours un minimum d’effort et de concentration.

Si vous ne souhaitez retenir que les noms des gens que vous rencontrer ainsi que quelques petites informations simples ici et là, ça ne devrait pas être terriblement difficile. En gros, il vous suffit de faire quelques très brefs efforts d’attention, puis de traiter et de réviser l’information comme je vais vous expliquer sur cette page. Mais vous êtes au étude, si vous avez des objectifs d’apprentissage légèrement plus ambitieux ou si vous avez des tâches complexes à accomplir, cela vaut la peine de vous renseigner un peu sur le sujet et de cultiver plus sérieusement vos habiletés pour la concentration.

Ce n’est pas simple, y compris pour moi. Il n’y a pas de solution miracle. Mais il y a des mesures que vous pouvez commencer à mettre en pratique dès aujourd’hui. J’explique les principales dans le court article qui est mis en lien ci-dessous.

Quelques pistes de solution pour rester concentrer plus facilement

 

3e clé: la sélection et la gestion de l’information

 

Comment s’attaquer à l’apprentissage de sujets vastes et complexes? Comment se retrouver lorsqu’on est surchargé d’information? À quoi porter attention? Quoi lire en diagonale? Quoi lire et relire en profondeur? Quoi mémoriser? Dans quel ordre? Ces questions se posent à peine si vos objectifs sont déjà limités et clairement définis. Mais pour les étudiants débordés et pour les apprenants plus ambitieux, ce n’est pas simple que de savoir où commencer et comment procéder. Il y a beaucoup (trop) à dire sur ce sujet. Nous y reviendrons, pour l’instant voici certains grands principes que vous devriez garder en tête lorsque vous vous attaquez à des projets plus difficiles et ambitieux.

On gère intelligemment son attention. On identifie ce qui vaut la peine d’être retenu. On priorise et on ignore le reste.

On organise l’information de façon (au moins vaguement) logique.

Au besoin, on divise ce que l’on souhaite étudier ou mémoriser en éléments plus simples, plus courts et plus faciles à digérer.

Vous pourrez trouver plus d’explications sur le thème de la sélection et la gestion de l’information en cliquant sur le lien ci-dessous. Pour l’instant, je vous laisse sur ces quelques citations pertinentes et débordantes de sagesse:

“Rien n’est particulièrement difficile si on le divise en petites tâches.”

“The good procrastinator accepts the fact that he can’t get everything done, then decides as wisely as possible what tasks to focus on and what to neglect. By contrast, the bad procrastinator finds himself paralysed precisely because he can’t bear the thought of confronting his limitations.”

“Commencez là où vous êtes. Utilisez les outils que vous avez. Faites ce que vous pouvez.”

Cliquez ici pour davantage de précisions sur la sélection et la gestion de l’information

4e clé : la mise à l’épreuve

Au lieu de juste lire ou relire, écouter ou réécouter, on se pose des questions, on se force à y répondre sans tricher, on identifie nos erreurs, on les corrige et on recommence aussi fréquemment nécessaire.

Vous pouvez lire et relire un million de livres et passer un million d’années en classe, mais bien peu de ce que vous avez lu et entendu restera gravé dans votre mémoire si vous vous contentez de traiter l’information de façon passive. La lecture et l’écoute peuvent être des activités importantes et souvent nécessaires, mais cela ne suffit pas pour les formes d’apprentissage les plus significatives et les plus durables. Pour mémoriser quelque chose à long terme, les deux concepts les plus importants que vous devez connaître et mettre en pratique sont la mise à l’épreuve et la répétition espacée. La recherche est particulièrement claire sur le sujet. 

Quand vous êtes en mode étude, c’est toujours une bonne idée que de fréquemment – voir même constamment – vous poser des questions simples et moins simples. Vous pouvez répondre à ces questions en silence dans votre tête. Vous pouvez acheter 100 petites fiches de cartons pour 1$ au Dollorama, en faire des flashcards, et vous pratiquer à y répondre. Vous pouvez vous poser des questions plus complexes et mettre vos réponses par écrit avant de vérifier si vous avez tout compris. Mieux encore, vous pouvez tenter d’expliquer ce que vous avez appris à quelqu’un d’autre. Vous pouvez aussi rester seul dans votre chambre et faire semblant de donner un cours à une classe. Même si vous n’êtes pas étudiant et que vous ne souhaitez retenir que quelques trucs ici et là, vous devriez quand même prendre l’habitudes de vous poser des questions comme “Quel est mon numéro de carte de crédit?” ou “C’est quoi le nom de ce type déjà?”.

Somme toute, la mise à l’épreuve est peut-être la plus importante de toutes les clés de la mémorisation à long terme. Se poser des questions et tenter d’y répondre, ce n’est pas seulement une façon de vérifier ce que l’on a retenu, c’est aussi une façon d’apprendre qui particulièrement puissante. Cela dit à votre cerveau qu’il s’agit là d’une information importante et cela renforce les connections neuronales liées à ce nouveau souvenir. C’est vrai pour des informations simples comme l’année de la fin de la Deuxième Guerre Mondiale, c’est aussi vrai pour des concepts complexes que vous pourriez vouloir bien comprendre.

*Notez que si vous avez l’occasion d’utiliser concrètement ce que vous appris ou de simplement en directement parler à quelqu’un d’autre, c’est là une forme exceptionnellement efficace et mémorable de mise à l’épreuve et de révision.

5e clé : la répétition espacée

Après la mise à l’épreuve, l’autre élément le plus indispensable à la mémorisation à long terme est la répétition espacée. Pas besoin de réviser tous les jours. Après un moment, nul besoin de réviser toutes les semaines ou mêmes tous les mois. L’important, c’est de réviser plus ou moins aux bons moments. De nombreuses révisions très rapprochées les unes des autres vont rapidement devenir plus ou moins inutiles. À l’opposé, si l’on attend trop longtemps avant de réviser quelque chose, cela devient presque comme si on l’apprenait pour la toute première fois. Pour que l’efficacité d’une révision soit maximisée, l’idéal est d’attendre jusqu’au moment où l’on est encore en mesure de répondre correctement, mais où le fait de devoir retrouver l’information (“retrieval practice” ou mise à l’épreuve) nous demande un petit effort. En pratique, cela signifie que l’on révise plusieurs fois au début, quand notre souvenir n’est pas très solide, puis de plus en plus rarement par la suite. 

En d’autres mots: Si vous attendez trop longtemps entre les révisions, vous risquez de devoir tout réapprendre. Et si vous n’attendez pas assez longtemps, la plupart de vos révisions seront largement inutiles. Vous vous en sortirez très bien si vous restez entre ces deux extrêmes. Parce que les efforts permettent une meilleure rétention, l’idéal est que chaque mise à l’épreuve soit un peu difficile, mais pas trop. C’est ce petit effort qui va rendre l’information de plus en plus impossible à oublier.

L’intervalle de révision “idéal” va varier selon l’individu, selon l’information qui est mémorisée et selon vos objectifs. Mais dans tous les cas, les principes de base vont rester les mêmes. On révise aussi souvent que nécessaire la première journée. Le lendemain, on vérifie se l’information est toujours accessible, puis on commence à espacer les révisions. Une règle générale facile à retenir : Pour chaque bonne réponse obtenue sans tricher, on peut se permettre de plus ou moins doubler le délai d’attente jusqu’à la prochaine révision. On pourrait donc attendre d’abord une journée, puis 2 jours, 4 jours, 1 semaine, 2 semaines, 1 mois, 2 mois, 4 mois, 8 mois, 16 mois…

Ce n’est pas toujours simple que de gérer plusieurs panoplies d’intervalles de révision. Heureusement, certaines applications gratuites ou abordables comme Anki peuvent énormément faciliter le processus. Pous les apprenants plus ambitieux, c’est du temps bien investi que d’apprendre à utiliser Anki et de prendre l’habitude de s’en servir régulièrement. Nombreux sont les gens qui sont parvenus à utiliser cette application pour mémoriser, par exemple, des centaines ou des milliers de mots de langues étrangères.

Le principal problème avec Anki et les autres logiciels de répétition espacée, c’est que pour bien des gens, pour toutes sortes de raisons, ce n’est pas toujours facile que de prendre l’habitude de l’utiliser aussi souvent que nécessaire. J’ai une solution alternative à proposer. Elle consiste à, plutôt que d’utiliser un logiciel, utiliser des fiches en carton classées dans 5 petites boites. Cette alternative est légèrement moins efficace qu’Anki, mais je crois qu’elle peut être plus simple et plus motivante à mettre en pratique pour bien des gens. Je pense qu’on peut retirer une certaine satisfaction à créer et à manipuler des flashcards avec nos mains, puis de pouvoir avec le temps faire passer ces flashcards d’une boite à l’autre. Le protocole de révision simplifié va ressembler à ceci: 

Au final, à vous de voir quelle façon de faire vous souhaitez adopter. Si vous vous contentez de garder en tête les principes de base de la répétition espacée et de réviser seulement lorsque bon vous semble, c’est un peu risqué comme façon de procéder, mais c’est déjà beaucoup mieux que rien. Si vos objectifs sont plus élevés, cela vaut la peine d’être un peu plus rigoureux. Évitez par contre de trop vous compliquer la vie. Rappelez-vous que dans ce domaine comme dans bien d’autres, le “bon” système que serez prêt à mettre en pratique sera toujours infiniment meilleur que le système théoriquement parfait que allez abandonner rapidement.

Encore une fois, on révise en se posant des questions et en vérifiant si l’on peut y répondre sans tricher. Simplement relire ou réécouter quelque chose n’est pas suffisant. Entre chaque révision, on attend juste assez longtemps pour que la prochaine révision soit légèrement difficile, mais pas trop. Si vous avez besoin d’un plus grand nombre de révisions qui seront espacées plus lentement, il n’y a aucune honte à cela.

Désolé! J’aimerais bien pouvoir vous enseigner une technique merveilleuse qui vous permettrait d’apprendre tout ce que vous voulez en un instant sans jamais avoir à réviser. Ce n’est malheureusement pas possible. Si vous cherchez une pilule magique, vous n’en trouverez pas ici et vous n’en trouverez pas ailleurs. Sachez cependant qu’avec un peu d’organisation et d’efforts et de persévérance, c’est bien étonnant ce que l’on peut parvenir à accomplir.

 


À propos des fonctions de toutes ces différentes “clés”.

  • La mise à l’épreuve et la répétition espacée (4e et 5e clés) visent à réviser efficacement et à consolider à long terme ce que vous avez appris. Vous pouvez accomplir bien des miracles en n’appliquant que ces deux principes et en ignorant (presque) complètement tout le reste.
  • La concentration (2e clé) est l’effort conscient qui facilite ou rend possible l’apprentissage initial. Je suis la preuve vivante qu’on peut s’en sortir même en étant distrait et désorganisé, mais un minimum d’efforts d’attention restera toujours indispensable.
  • La sélection et la gestion de l’information (3e clé) servent principalement à ce que vos efforts soient investis de façon intelligente.
  • Le sommeil (1ère clé) va vous aider entre autres à porter attention, à prendre des décisions intelligentes et à consolider dans votre mémoire à long terme ce que vous avez appris récemment. Il rend plus facile et plus agréable l’ensemble du processus d’apprentissage. Et le reste de votre vie aussi

Quant aux deux dernières clés que l’on s’apprête à explorer, elles sont là pour favoriser “l’encodage” (l’apprentissage initial) d’informations nouvelles. Plutôt que de tenter de stocker de force des informations abstraites dans votre cerveau, on tente de leur donner un sens et des les rendre beaucoup plus mémorables. Que ce soit de façon logique ou créative ou absurde. Ces deux clés peuvent faciliter l’apprentissage initial et minimiser le nombre de révisions que vous allez devoir faire dans le futur. Elles ont aussi, je pense, le potentiel de rendre particulièrement plaisant et enrichissant une bonne partie du processus d’apprentissage et à de mémorisation.


6e clé : Les liens logiques et la compréhension

L’image ci-dessus est supposée représentée comment des faits déconnectés les uns des autres peuvent être facilement oubliés. Et comment des réseaux d’idées liées de façon vaguement logiques vont formées des structures plus solides auxquelles vous pourrez plus facilement associer de nouveaux éléments. Cela m’amène au point suivant:

 Lorsque c’est pertinent, faites l’effort de comprendre l’essentiel et de faire des liens avec ce que vous connaissez déjà

La mémoire, c’est en bonne partie l’empreinte que laisse la pensée. Plus vous réfléchissez de différentes façons à un sujet, plus il est probable que vos réflexions vont laisser des traces. Plus vous connaitrez bien un sujet, plus il sera facile d’en apprendre encore davantage. Les nouvelles informations vont avoir différents “crochets” plus ou moins logiques auxquels elles peuvent se rattacher. Imaginez un casse-tête ou à une toile d’araignée ou un petit édifice que vous tentez de construire dans votre tête. Plus un casse-tête est avancé, plus c’est rapide que de trouver où placer telle ou telle nouvelle pièce. Et plus une toile d’araignée est grande et solide, plus c’est facile pour un insecte que d’y rester pris.

Comment comprendre ce qui est initialement difficile à comprendre est une question qui dépasse le cadre de cet article. Pour le moment, je vais contenter de mentionner quelques grands principes. Ce sont surtout des pistes de réflexion ou des pistes de solution. Nul besoin de systématiquement faire tout cela à chaque fois que vous apprenez un petit quelque chose de nouveau.

  • Faites des liens avec ce que vous connaissez déjà. Ou avec les autres concepts que vous êtes en train d’apprendre. Même lorsque ces liens peuvent sembler plus ou moins pertinents ou même tirés par les cheveux. On vise éventuellement à ce que les idées soient liées de façon cohérente à la fois les unes avec les autres et avec le sujet dans son ensemble. Mais d’ici à ce que ce soit fait, des liens plus superficiels sont déjà un bon début.
  • Posez-vous des questions du type pourquoi, comment, où, quand et ainsi de suite.
  • Tentez de voir comment ce que vous apprenez peut s’appliquer dans différents contextes.
  • Tentez d’expliquer ce que vous avez appris à vous-même ou à quelqu’un d’autre. En vos propres mots.
  • Allez-y étape par étape, comme dans l’image ci-dessous. Certains concepts sont trop complexes pour les complets novices. Des connaissances préalables sont nécessaires pour bien les comprendre.

Il n’y a pas de formule précise qui va vous indiquer exactement comment vous procéder dans quelles circonstances. Dans bien des cas, c’est plus logique de simplement mémoriser quelque chose sans se soucier de le comprendre. Dans bien d’autres, un niveau de compréhension très superficiel est tout à fait suffisant. Ce sera à vous de procéder par essais et erreurs et d’ajuster vos façons de faire selon les résultats. 

Cliquez ici pour un peu plus d’explications sur ce sujet.

7e clé : les mnémoniques

Apprenez à transformer tout ce qui est difficile à retenir en quelque chose qui est difficile à oublier

Il y a bien des choses que vous pouvez retenir en utilisant principalement la concentration, les associations directes, les liens logiques et la compréhension et votre mémoire naturelle. Vous entendez quelque chose de relativement simple, vous le comprenez, cela a du sens et que vous savez que vous pourrez vous en souvenir plus tard sans trop de problème. Merveilleux. Dans ces cas-là, à part de peut-être revoir ce que vous avez appris en vous posant des questions et utilisant la répétition espacée, ce n’est pas obligatoire que de faire quoi que ce soit d’autre.

Cependant, il y a aussi beaucoup de faits, de concepts compliqués, de mots difficiles, de noms, de chiffres qui ne sont pas faciles à retenir. Vous pouvez toujours les mémorisant en les divisant en morceaux plus petits et plus faciles à digérer et en les révisant plus souvent. Avec un peu de patience, cela fonctionnera, même si le processus sera parfois un peu pénible.

Heureusement, il existe une solution presque magique : les moyens mnémotechniques. L’utilisation de moyens mnémotechniques consiste à transformer quelque chose de difficile à apprendre en quelque chose que votre étrange cerveau peut retenir beaucoup plus facilement. Comme un peu n’importe quoi, c’est aussi une compétence que vous pouvez choisir de pratiquer et d’améliorer.

L’utilisation de moyens mnémotechniques peut parfois être relativement simple. Vous pouvez pensez à un Français aux cheveux blonds pour retenir mon nom (Francis Blondin, si vous l’aviez oublié). Vous pouvez imaginer une représentation caricaturale et presque comique de ce à quoi un événement historique aurait pu ressembler. Vous pouvez également utiliser des métaphores pour simplifier ce que vous apprenez. Les “compound interests” ou “intérêts composés”, par exemple, peuvent être représentés dans votre esprit comme une population de lapins reproducteurs qui grandissent de plus en plus vite chaque jour.

Beaucoup de bons élèves ont trouvé par eux-mêmes comment utiliser des stratégies de ce type. Ils peuvent utiliser des acronymes ou des phrases idiotes. S’ils veulent se rappeler que le phénomène X peut mener à Y et parfois aussi causer Z, ils peuvent inventer des raisons fictives ridicules pour “expliquer” pourquoi c’est le cas. Cependant, très peu de ces étudiants savent jusqu’où les moyens mnémotechniques peuvent être poussés. Ces “champions de la mémoire” qui peuvent mémoriser des centaines de chiffres, de mots, de noms ou autres en un temps record, n’y parviennent que parce qu’ils se sont renseigné sur les différentes techniques qui existe et qu’ils se sont entrainé à les utiliser. 

Imaginons un instant que je sois contacté par un journaliste de la CBC nommé RJ Skinner et que je veuille me souvenir de son nom. C’est assez facile si je viens de l’entendre et qu’il flotte dans ma mémoire à court terme, mais je l’oublierai en quelques secondes si je ne fais pas d’effort. Comment puis-je rendre son nom plus mémorable ? La première étape consiste à faire un effort et à prêter attention. Quel est le nom de ce type ? Ah oui, c’est RJ Skinner. La deuxième étape consiste à transformer ces sons en quelque chose de plus mémorable. Dans mon esprit, RJ deviendra “rage” (ce n’est pas la même orthographe, mais c’est assez proche), tandis que Skinner deviendra “quelqu’un qui aime enlever violemment la peau des gens” (à cause du mot “skin” en anglais). Dans la vraie vie, je suis sûr que RJ Skinner est une personne merveilleuse qui ne ferait de mal à personne, mais cela n’a pas d’importance. C’est juste une image amusante que j’utilise pour me souvenir de son nom, elle n’a pas besoin d’être liée d’une quelconque manière au monde réel. Cette image rapidement improvisée transformera ce qui n’est au départ qu’un tas de sons sans signification en quelque chose d’amusant et de facile à retenir. Dans ce cas, je pourrais bien sûr choisir d’utiliser Skinner, le personnage des Simpson, un scanner (mot très similaire à “Skinner”), quelqu’un qui a la chance d’avoir une très belle peau, un “sinner” ou n’importe quoi d’autre. Il se trouve que j’aime utiliser des images grotesques et parfois légèrement choquantes, mais des images plus simples, plus réalistes, plus logiques ou plus mignonnes peuvent tout aussi bien faire l’affaire.

Avertissement amical : Lorsque vous rencontrez quelqu’un, vous n’avez pas à vous sentir obligé d’expliquer toutes les techniques que vous utiliserez pour vous souvenir de son nom.

Si vous n’avez pas d’inspiration, vous pouvez utiliser un “mauvais” moyen mnémotechnique au lieu d’un bon. Pour Skinner encore, un moyen mnémotechnique comme “sun” ou “ska” ou “score” ou “runner” ou “gunner” ou “swimmer” ne serait pas génial, mais ce serait mieux que rien. Il est souvent plus simple d’utiliser un “mauvais” moyen mnémotechnique improvisé rapidement et de le réviser plus souvent que de perdre trop de temps et d’efforts à essayer de trouver une meilleure image.

Pour paraphraser quelqu’un d’autre, les techniques de mémorisation fonctionnent même lorsqu’elles ne fonctionnent pas. Le simple fait que vous soyez attentif à quelque chose et que vous jouiez avec suffit à améliorer considérablement vos chances de vous souvenir. Même si vous n’avez pas trouvé le moyen mnémotechnique parfait, vous progressez tant que vous vous efforcez de traiter l’information d’une manière qui lui donne plus de sens pour vous.

Il y a bien d’autres choses qui méritent d’être connues sur ce sujet. Dans le monde un peu fou des compétitions de mémorisation, presque tout le monde utilise ce que nous appelons des palais de la mémoire. Si vous êtes curieux de savoir de quoi il s’agit, je vous conseille de commencer par lire soit cet article que j’ai écrit, soit cet article dans le New York Times.

De tout ce que j’ai mentionné jusqu’à présent, ce sont les moyens mnémotechniques et les palais de la mémoire qui conduiront aux améliorations les plus spectaculaires. Pour autant que je sache, ces techniques fonctionnent avec tous ceux qui font l’effort de les utiliser. D’énormes progrès sont possibles presque instantanément, surtout si quelqu’un de plus expérimenté vous guide. Cependant, il vous faudra peut-être un certain temps avant de vous sentir à l’aise pour utiliser ces techniques par vous-même, même dans des contextes difficiles. Il y a quelques petits obstacles à surmonter. C’est comme si vous faisiez du ski pour la première fois de votre vie. Vous pouvez dévaler la montagne, mais c’est inconfortable, épuisant et légèrement effrayant. Il est tentant d’enlever ses skis et de marcher. Mais si vous n’abandonnez pas dès les premières difficultés, vous ne tarderez pas à vous sentir beaucoup plus confiant et en contrôle.

Je vous remercie de m’avoir lu jusqu’ici! Et mes meilleurs vœux à votre “probablement pas si mauvaise” mémoire!

Derniers liens complémentaires optionnels:

* Qu’est-ce que l’art de la mémoire

* Si vous voulez apprendre à utiliser ces étranges palais de la mémoire, jetez un coup d’œil à ce petit programme guidé pour débutants que j’ai conçu. Environ 20 minutes par jour pendant 5 jours et 20 minutes par jour. Il ne suffira pas à faire de vous un expert, mais ce sera un bon début et je pense qu’il fera une différence significative. C’est complètement gratuit. Et non, il ne se termine pas par une tentative de vous vendre quoi que ce soit!

* Si vous préférez explorer d’autres sites ou d’autres sources que celui-ci, vous trouverez des liens de nombreuses autres ressources en ligne gratuites en cliquant ici.

* Pour des liens vers une variété d’articles, de reportages et d’études scientifiques qui m’ont semblé particulièrement dignes d’intérêt: Pour convaincre les sceptiques et les curieux. La plupart ont été publiés par des sources qui sont (généralement) considérées comme étant fiables.